02.07.2009
Vingt-troisième jour - Le Million
Le Marquis de Vauvenargues l’écrivait : « Celui qui sait rendre son dérangement utile est au-dessus de l’économie. ». Le Vicomte de Salford aurait-il médité cette subtile pensée, en préparant le dérangement de son recours, à l’ombre des platanes de la Place de l’Archevêché ? On pourrait le croire, tant la question du chiffrage du coût des élections nouvelles semble au coeur des débats, alors que la campagne bat son plein sous une chaleur écrasante.
Le recours qu’en effet le Vicomte de Salford dépose prestement en 1908, il l’estime utile. A sa carrière d’abord, disent les méchants, à Plassans ensuite, assurément, et de fait notre politicien place ce dérangement au-dessus de l’économie. Il en fait la démonstration dans une batterie de déclarations tonitruantes en même temps que la matière d’un tract – encore un ! – aussi virulent que calculateur. Il y est surtout question d’arithmétique. Monsieur de Salford a retrouvé sa règle à calcul et son boulier pour revoir les calculs que la Marquise avait faits dès l’annulation et qui concernaient le nerf de la guerre, à savoir les dépenses que ladite annulation allait sans nul doute occasionner.
Notre document : "Madame de Joie-Ceinte et son équipe, lors du calcul du fameux "Million". Quel raisonnement mathématique, quelle mystérieuse axiomatique a-t-elle bien pu adopter pour atteindre ce chiffre ? Pour Steven Salford, ce raisonnement impossible constitue la véritable énigme de ce scrutin..."
On sait M. de Salford féru de sciences, et un homme positif dans la lignée de ces héros du vieux XIXe siècle, que les miracles de la science engagent à donner une importance démesurée aux mathématiques. C’est donc règle à la main, dans son tract sur papier jaune et dans ses interventions tous azimuts que M. de Salford matraque une leçon de mathématique à l’usage des Plassanais… et de Madame de Joie-Ceinte.
Madame la Marquise avait estimé le tort porté à la Ville par l’annulation funeste à un million de francs-or. Une somme astronomique qui ne devrait laisser personne indifférent. Surtout pas M. de Salford. Outragé par ces chiffres qui l’accusaient, implicitement et indirectement, par son recours, d’avoir occasionné une telle perte pour la Ville, Monsieur de Salford s’offusque et fait la leçon.
Par un savant calcul que l’on épargnera à nos lecteurs, mais qui est aisément disponible dans les tracts et les opuscules de M. de Salford, le Vicomte estime d’abord à la bagatelle de 218.000 francs-or les indemnités des fonctionnaires qui organiseront l’élection nouvelle. Il note en tout cas qu’en provoquant le limogeage brutal de l’équipe du bourgmestre (Ville de Plassans et Communauté du Pays de Plassans), ce ne sont pas moins de 472.000 francs-or qui sont ainsi économisés pendant toute la durée de la procédure ! Une « somme rondelette » précise le bonhomme, qui se soucie évidemment des bourses des Plassanais, qu’il espère voir redevenir ses administrés.
Notre document : "Une difficile estimation... Les spécialistes les plus réputés sont invités à se prononcer sur l'évaluation du coût de cette annulation et des élections nouvelles. Ici, un antiquaire du centre ville se penche sur la question."
Il est beau de voir un ancien élu, qui espère revenir aux charges de bourgmestre et se présente devant le suffrage de ses concitoyens, aspirer à moins de dépenses en matière d’émoluments d’élus. C'est un débat national : le salaire des élus. Dans l’hypothèse où M. de Salford arriverait au pouvoir, on peut donc espérer que, nouveau bourgmestre, il ait le geste noble et magnanime de renoncer aux dites indemnités et émoluments, afin de poursuivre le louable effort d’économie qu’il a entamé pour la Ville, à travers cette annulation. S’engagerait-il tout autant à renoncer à siéger (ou tout le moins à percevoir les émoluments d’un fauteuil) à la Communauté du Pays de Plassans ? On peut le croire, au vu de ces saines et sages préoccupations d’économe.
Lorsque M. de Salford, homme de calculs, contredit notre infortunée Marquise de Joie-Ceinte sur le plan de la science économique et arithmétique, il ne faut pas perdre de vue les effets de cette annulation. Si depuis les débuts de la campagne nouvelle, et maintenant par un tract, assurément, le bonhomme Salford tente de démontrer l’incapacité de Madame la Marquise à la science arithmétique, en revenant sans relâche sur l’épisode devenu fameux du « Million », il convient tout de même de recenser les effets dévastateurs de ladite annulation.
La commission d’appels d’offres, qui attribue les marchés de la Ville, par exemple, ne se réunira pas avant le mois de septembre 1909. Pendant trois mois, les décisions en la matière seront gelées. La ville est évidemment ralentie d’autant, sans compter les effets négatifs sur les économies des valeureux entrepreneurs et ouvriers qui auraient pu se voir déjà attribuer des marchés, commencer de retrousser leurs manches, en un mot : travailler à la relève de Plassans – belle endormie pendant l’attente du fatal verdict du 8 juin 1909.
Notre document : "Combien de projets, de marchés, bloqués ? Ici, un contremaître vient intimer à ses ouvriers de stopper le travail, dans un chantier de Plassans : les élections viennent d'être annulées ! Chômage technique ! Qui sait ce que le nouveau bourgmestre aura décidé à la place de cette fontaine souterraine votée par l'ancien conseil échevinal ?"
De même, pendant cet intervalle, et au mois fatidique de septembre auquel, décidément, tout semble fixé, les subventions aux associations, ces officines créées depuis 8 ans (1901, à peine), ne sont plus étudiées ni ne seront versées en temps et en heure. Que l’on accepte ou pas le concept des associations subventionnées, c’est tout une économie qui se trouve menacée, ralentie, abîmée : salaires, réalisations de projets… Nombre de citoyens de Plassans sentiront bientôt le contrecoup de ces mésaventures électorales dont nous plaisantons ici chaque jour, mais qui ont tout de même une importance dans la vie quotidienne des Plassanais, avant même de parler de ceux qui arriveront ou non au pouvoir.
Notre document : "Une image du passé : le président d'une association d'économie sociale et solidaire fête l'arrivée de sa subvention, si durement obtenue. Aujourd'hui, ce sont des myriades de petites officines associatives qui voient leur fonctionnement bloqué par la funeste annulation. Vivement que la vie reprenne normalement à Plassans !"
Une ville ne gagne rien à être ainsi la risée des feuilles locales comme nationales, des autres villes, et pour ne rien dire de Paris, où les plus attentifs se gaussent des malheurs de la Province. La perte immatérielle est grosse, on l’aura compris. Si les calculs pour parvenir au fameux « Million » de Madame la Marquise restent encore obscurs (et M. Salford lui demande, je crois, de refaire le calcul avec lui pour démontrer s'ils tombent sur les mêmes résultats), ils témoignent de deux façons opposées de faire de l’arithmétique.
Le réflexe comptable est différent : M. de Salford, habitué de la chose électorale, se place essentiellement du point de vue des élus, dont il se réjouit de la suspension des émoluments, calcule les économies faites en gelant les politiques. Madame de Joie-Ceinte, tout en restant silencieuse sur les calculs qui l’ont conduite à ce fameux « Million », compte, elle, le tort porté à la Ville : image, gel de salaires d'employés d'associations, de subventions, de projets, de marchés. Les entreprises, les associations, les emplois forment la base de son calcul comptable, qui tient finalement plus du symbolique que de l’arithmétique profonde.
Notre document : "Deux conceptions radicalement différentes de la gestion comptable d'une ville : une rêveuse Marquise et un Vicomte terriblement matérialiste."
M. de Salford est bien ce héros à la Jules Verne dont nous parlons souvent ici. Un personnage cultivé pour qui les principes du calcul infinitésimal sont une moderne religion ; Madame de Joie-Ceinte, elle, se place du point de vue du symbole : 1001 pour elle est chiffre d’infini. Si l’alpha et l’oméga ne peuvent se rejoindre pour l’homme pragmatique, ils se rejoignent pour la femme d’esprit. Deux façons de compter, deux façons de voir le monde et l’avenir. Ces deux candidats sont bel et bien opposés, y compris sur la façon de concevoir le monde.
Restera, après ces élections, il faut le craindre, une querelle amusante sur ce « Million », des lignes de calculs, des comptes d’apothicaire – ce qu’on attend certainement d’une ville qui fait songer chaque jour davantage à Yonville-L’Abbaye (bourg où, comme chacun sait, élit domicile le ménage Bovary)… Mais au-delà de l’efficace Monsieur de Salford qui se dépense sans compter, la Marquise poursuit son juste combat et, présente une liste inchangée – tout en plaçant un homme de chiffres – décidément ! – en deuxième position, M. de Bramoulay.
Notre document : "Ardents calculs dans les lambris de l'Atelier du P.S.-Modème. On y calcule déjà places, positionnements, sièges et liste de fusions, au deuxième tour : qui fusionnera avec qui ? qui sera placé à quel rang ? Ces calculs soutenus occasionnent parfois des surchauffes inattendues : ici, Monsieur de Guindet au chevet d'un colistier victime d'épuisement cérébral, suite à de trop intenses tractations pour le second tour."
Pendant ce temps, de l’autre côté de Plassans, d’autres calculs se font sur les tables compliquées du nouvel et vaste « Atelier » hypermoderne de MM. Maidevet et de Peresty, et de leurs valeureux soutiens : Quelles alliances ? Quelles positions dans les listes ? Combien de sections ? Combien d’élus ? Qui sera au premier rang au deuxième tour ? Combien fera la liste verte, ennemi principal non avoué ? Et surtout combien de pertes, à gauche de la manche gauche de Monsieur Maidevet, et à droite de M. de Peresty ?
Bref, tempêtes sous des crânes pendant la fin de juin et le début de juillet, et intenses calculs nébuleux pour une ville qui est depuis une semaine étouffée par la chaleur et la ferveur électorales !
L’anecdote, depuis restée célèbre du « Million » donna l’argument, plus de vingt après ces événements, d'une version primitive de la toute première comédie musicale française, le film chantant de René Clair, Le Million (1931), qui devait offrir la vedette à Annabella et Alibert. (N.D.L.E.)
19:33 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : élections invalidées, calculs, coût, campagne, municipales partielles, provence
28.06.2009
Dix-neuvième jour
17:13 Publié dans Pique-nique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections invalidées, buffets, coquetèles, année pique-assiette, agenda
15.06.2009
Cinquième jour (2)
Le cinquième jour des terribles événements politiques qui secouent actuellement le Pays de Plassans, déjà traité dans notre précédente livraison, fût également consacré aux deux opposants de la Marquise de Joie-Ceinte, qui firent les honneurs du « Petit Provençal ».
Il y était indiqué, dans deux belles pages se faisant miroir, que M. de Salford fourbissait ses armes dans le même temps que sa liste, qu’il présentait seul, cette fois, tandis que M. de Gensanat, son alter ego dans l’opposition à la Marquise, « cherchait sa voie », entre la fidélité à M. de Peresty, la fidélité à ses idées, et la fidélité aux directives de son mentor, le vénérable bourgmestre de Marseille, Jean-Claude Grondin.
Notre document : "En 1908, Monsieur de Gensanat cherche sa voie..."
Des idées, Monsieur de Gensanat n’en manquait jamais ; de directives non plus. La fidélité n’étant pas la notion qui lui seyait le plus, il lui préféra comme à son habitude l’efficacité.
C’est donc en toute efficacité que le jour du départ de la Marquise, il officia et célébra, le dernier, le mariage d’un couple de Plassanais. Avec la même efficacité, il sembla plutôt tendre, le même jour, pour la discrétion. Après le mariage, où il arbora sa plus belle liquette et sa belle écharpe d’élu (qu’il dut sans doute remettre à la fin de la cérémonie), il s’éclipsa devant les alliés de la Marquise qui commençaient d’arriver en nombre sur le parvis de l’Hôtel de Ville.
C’est la même efficacité qui devrait conduire le bonhomme, selon les rumeurs, à soutenir souterrainement la Marquise, tout en se voyant interdire par la même de revenir aux affaires – du moins ouvertement. La Marquise en effet n’entendait pas qu’on la soupçonne de laxisme avec ceux qui l’avaient jadis trahie.
C’est, qu’en effet, il faut ici faire un peu leçon d’Histoire, je le crains, pour les oublieux et ceux qui ne connaîtraient pas le passé immédiat de notre bonne ville. Notre article en date d’hier avait été intégralement consacré au choc que fut pour toute une population aimante le départ de la bonne Marquise. Il convient aujourd’hui non seulement de parler de l’actualité mais de revenir sur hier.
Évoquer donc ces deux opposants, amis d’hier, et peut-être ennemis d’aujourd’hui – en tout cas adversaires. D’abord, celui qui a traîné l’infortunée Marquise devant les tribunaux ; celui dont la procédure de recours à conduit à l’annulation que l’on sait. Ensuite, celui qui avait traîtreusement tenté de la devancer en 1906 et qui avait proposé, avec son cercle de réflexion les « Manufactures de demain », aux habitants de Plassans d’emprunter une autre voie que celle de la Marquise, à savoir : la sienne. Il s’agit évidemment, respectivement, du Vicomte de Salford et de M. Brunheau de Gensanat.
Notre document : "En 1906, Monsieur de Gensanat à la recherche d'idées pour Plassans, pendant l'épisode malheureux des "Manufactures de demain"."
Le premier étant l’actuel vice-consul du Malagawi, lointaine contrée d’Afrique où nous avons encore des intérêts nationaux ; le second, étant un farouche conseiller échevinal d’opposition élu en 1908 (mais nécessairement démis en même temps que la Marquise et ses alliés), et toujours conseiller départemental du Président Gueyriny.
Le divorce de la Marquise et de ses deux anciens partenaires est né donc de l’épisode resté fameux dans les annales des « Manufactures de demain ». Ce club de réflexion, les habitants de Plassans avaient pu le découvrir un matin de 1906, sur les placards de la ville. Le conseiller de Gensanat avait en effet, sur la cassette de son parti politique (qui était pourtant celui de la Marquise), préparé et organisé une vaste consultation populaire dont le but était la réflexion sur l’avenir de Plassans. Ne pouvait-il réfléchir seul à ses destinées ? Toujours est-il qu’il songea benoîtement faire appel au peuple pour penser avec lui la ville dans les années d’après la Marquise. Une forme de « démocratie participative » avant l’heure, dont Marie-Ségolène Royale, candidate malheureuse à la présidence nationale, fut le chantre… en 1907. Mal en pris à M. de Gensanat : la Marquise fut fort marrie de découvrir, en même temps que son peuple, les ambitions de Monsieur de Gensanat ainsi affichées au grand jour et à travers la ville.
Notre document : "En 1906, les habitants de Plassans découvrent, médusés, les premières affiches portant le noble visage de M. de Gensanat : il s'agit d'une invitation à penser avec lui en ses "Manufactures de demain"..."
Ce club de réflexion ne paraissait guère orthodoxe à la Dame de Plassans, qui devinait plutôt là-dessous un complot visant à lui ravir l’Hôtel de Ville en 1908 (puisque les élections de 1907, par goût de l’Etat, devaient être repoussées d’un an pour ne point coïncider avec celles de la présidence nationale). La réaction de la bonne Marquise ne se fit point attendre : elle jeta l’opprobre sur Monsieur de Gensanat et à Monsieur de Salford, qu’elle savait proche ami du premier, en même temps que son éminence grise, et leur retira dans le même temps délégations et pouvoirs.
M. de Salford régnait sur un bureau dont plus rien ne sortait, il faisait des inaugurations de salons de petits chiens, tandis que M. de Gensanat, de son côté, ruminait les plus sombres pensées et ne devait le sourire qu’au soutien indéfectible de M. Grondin.
Vint le temps de l’opposition pour les uns, et de la chasse aux sorcières pour les autres. Les « Manufactures de demain » ayant fait chou blanc, les deux élus amis d’hier devenus des rivaux, la Marquise fit chercher par ses gens tous les lieux où l’on soutenait les comploteurs.
Des officines amies du Vicomte, subventionnées par la Ville et par le Pays de Plassans, se révélèrent des nids d’espions au profit de M. de Salford. Les gens de la Marquise mirent tout en œuvre pour briser les velléités de résistance avant que la campagne de 1908 ne soit lancée. Il ne fallait pas que M. de Salford puisse compter sur ces bases arrières et ces amitiés, en cas de candidature hostile à la Marquise. Et puis c’était, pour Madame de Joie-Ceinte et ses gens, une manière de justice : des pratiques étranges étaient subodorées dans ces officines ; il fallait couper le mal à la racine. Ce qui fut fait.

Notre document : "En 1906, le beau temps de la politique est terminé : le Vicomte de Salford en pleine tempête ; il affronte, quasiment seul, les foudres de la Marquise. Fort heureusement, il pourra compter sur son ami d'alors, M. de Peresty, pour trouver un abri électoral sûr."
La Marquise frappa moins durement Monsieur de Gensanat, qu’elle laissa présenter sa candidature, sous ses couleurs, en 1908, au poste de conseiller départemental. Elle aurait pu lui opposer un candidat de son cru, mais elle laissa, magnanime, M. Brunheau de Gensanat se présenter et reconquérir son siège de conseiller. M. de Gensanat devait lui en être reconnaissant. Sans doute est-ce pour cette noble raison et en souvenir des amitiés d’antan qu’il ne fût pas un farouche opposant aux séances de conseils échevinaux successifs de 1908 à 1909, lorsqu’il fut élu d’opposition, face aux soutiens majoritaires de la Marquise. À l’opposition frontale, le conseiller préférait l’efficacité, toujours, de la discrète réfutation.
Pourtant en 1908 M. de Salford et M. de Gensanat s’allièrent tous deux à l’ennemi de toujours, Monsieur François-Xavier de Peresty, qui opta dès les premières semaines du fameux « Pacte-à-Trois », pour une opposition fauve et implacable. C’est donc sur sa liste « Filiation Plassans », orientée au centre de l’échiquier politique national (mais pas local), que se retrouvèrent les compères Salford et Gensanat. Curieux attelage que celui de cette liste de 1908, que l’on escompte retrouver en 1909.
En effet, « Le Petit Provençal » du jour nous apprend que Monsieur Maidevet-Dovesquit, que le parti Socialiste a finalement choisi contre Monsieur de Guindet (information sur laquelle nous aurons tout loisir de revenir dans un prochain numéro des « Frelons »), a rencontré M. de Peresty pour discuter de l’avenir de leurs alliances et s’unir contre la Marquise. L’union n’est pas certaine, mais au moins ces deux éminences en auront discuté. M. de Peresty a en effet fort à faire des désaffections au sein de son propre parti, en déliquescence depuis de récentes affaires européennes, et au fort de son ancienne liste (M. de Salford et M. de Gensanat ne repartant plus avec lui, pour les raisons évoquées plus haut). Les Défenseurs de la Nature, qui ont connu, eux, de récents succès électoraux, présenteront leur propre liste, sur papier recyclé. Elle permettra aux amoureux de Mère Nature d’avoir l’illusion que le patrimoine naturel de Plassans sera préservé grâce à ces vigilants des bouleversements climatiques qui durent depuis la première Révolution industrielle.
Notre document : "Coup de tonnerre dans l'entourage d'André de Guindet : on apprend la fâcheuse nouvelle : Monsieur Maidevet-Dovesquit sera la tête de liste socialiste. "
Curieusement, dans toutes les bouches de ces opposants, il n’est que rarement question de Plassans, mais toujours de contrer la Marquise. Tant et si bien que cela semble leur seul programme. Mais nos lecteurs ne seront pas étonnés, car ils ne connaissent, en pays de Plassans, que trop bien l’adage : « les ennemis de mes ennemis sont mes amis »…
08:08 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : élections invalidées, provence, opposition, listes, campagne municipale













